Catégorie: Les petites phrases que j'aime

Obsédée textuelle !

Le mot est tombé hier ! Le papa de Loupichat parlait, j’écoutais d’une oreille distraite, il a dit à la prunelle de ses yeux : « Mouche ton nez ! », ça n’a fait ni une ni deux, j’ai dégainé mon super carnet, je tenais le nom du héros de mon conte pour enfants : Benjamin Moucheboeuf ! De fil en aiguille, j’ai pensé à autre chose, je me suis mise à griffonner… Loupichat pouvait toujours renifler et son papa râler, je ne pouvais plus m’arrêter !

Tu n’es qu’une obsédée textuelle !!! Je suis restée sans voix … Moi, une obsédée textuelle ?

D’accord, d’accord ! Je m’excuse à plates coutures mais quand les idées jaillissent, il faut savoir les saisir… C’est comme si un petit être maléfique s’emparait de mon corps et agissait à ma place. Il ouvre les vannes, me bouche les oreilles, me ferme le clapet, me tend une feuille et un crayon et hop, débrouille-toi mais ponds quelque chose de bon ! Si au moins, il pouvait corriger les fautes !

Bon, trêve de plaisanterie ! Pour écrire, chacun a sa petite méthode et ses petits trucs ! Pour ma part, il y a d’abord une longue période de « construction mentale ». Je pense le fil de mon histoire, imagine les personnages, leur trouve des noms (très important pour moi car c’est comme ça qu’ils prennent vie), compose leurs caractères et comme un marionnettiste, commence à jouer avec les fils pour décider ce qui va leur arriver. Je noircis vraiment des tonnes de petits carnets. J’en ai partout à portée de mains et à défaut, il y a le frigo ou les tickets de caisse sur lesquels je gribouille.
Avant de démarrer vraiment la phase d’écriture, il me faut aussi un titre. Et une idée assez précise de la  scène de début et de fin.

Et seulement lorsque tout est relativement clair dans ma p’tite tête, je peux vraiment poser les mains sur le clavier et tout jeter. Et c’est parti mon kiki ! 6 heures par jour en général… Une écriture plutôt frénétique, peu de temps morts où je regarde les mouches voler…

Je n’écris pas d’un jet, reviens souvent en arrière, relis, corrige et rature au fur et à mesure sans attendre d’y mettre le point final !
Et la fin ? Ben, c’est clair, ce n’est jamais celle que j’avais imaginée au départ ! Parce que la plupart du temps, mes personnages n’en font qu’à leur tête et je me laisse porter par leur histoire.

Enfin, quand je dis JE… Vous avez bien compris que tout ça, ce n’est pas vraiment de ma faute !

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Ce qu’il y a de merveilleux dans le roman…

« Ce qu’il y a de merveilleux dans le roman, c’est qu’on peut y parler de soi en ayant l’air de parler des autres. »

Est une des petites phrases que j’aime de Catherine Rihoit… Mais on peut aussi parler des autres en ayant l’air de parler de soi !

Dans le même esprit, j’aime aussi celle de Mario Varga Llosa : « Il n’y a rien de mieux qu’un roman, pour faire comprendre que la réalité est mal faite, qu’elle n’est pas suffisante pour satisfaire les désirs, les appétits, les rêves humains. »

Mais bon, c’est compliqué tout ça pour un lundi… On y reviendra !

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Pour réussir sa vie, un homme doit faire un enfant, écrire un livre et planter un arbre.

J’aime bien cette petite phrase qu’on attribue à Compay Segundo  ou à un vieux sage indien ( Il s’agirait, en fait, d’un dicton latino-américain qu’il a contribué à populariser …)

arbre« Avant de mourir, un homme doit faire un enfant, écrire un livre et planter un arbre.« 

Et là, je commence à avoir la trouille ! heu…rempoter une plante, ça compte ?

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