Catégorie: On n’a pas la tune mais l’espoir

My Major Company Books : qui sera le Grégoire de l’édition ?

Toi, plus moi, plus eux, plus tous ceux qui le veulent,
Plus lui, plus elle, et tous ceux qui sont seuls,
Allez venez et entrez dans la danse,
Allez venez, laissez faire l’insouciance.

Tout le monde connaît Grégoire et la façon dont les producteurs internautes de My Major Company l’ont propulsé en tête des hits !
Celui qui est derrière tout ça est le fils Goldman. Oh là là, ce qu’il ressemble à Jean-Jacques !
La grande nouveauté, c’est qu’ils se lancent dans le domaine de l’édition en s’associant avec XO.
Même principe participatif : les internautes peuvent devenir coéditeurs et participer au lancement du livre en misant des sous sur un auteur.

Dès que vous avez récolté 20000 euros, vous signez un contrat chez XO avec un tirage minimum de 10000 exemplaires. Sympa !
Bon, 20000 euros, c’est une belle somme et il vaut mieux avoir pas mal d’amis ou une grande famille…
Le site vient tout juste d’être lancé et une auteure a déjà récolté plus de 10000 euros !

Certains auteurs sont mis en avant avec présentation, extraits du livre, vidéo et photos (très pros) et une mention spéciale « sélection MMC Books ». Kesako ? Voici ce qu’on trouve sur leur FAQ :

Qu’est-ce que la Sélection MMC Books ?
En vous inscrivant sur My Major Company Books, vous êtes d’abord « au banc d’essai ». Les internautes peuvent découvrir vos extraits et votre univers, mais ne peuvent pas encore miser sur votre livre.
L’équipe de MMCBooks lit tous les textes postés sur le site et sélectionne les livres qui obtiennent une jauge et sur lesquels les internautes peuvent miser : c’est la Sélection MMC Books.

Je trouve le concept plutôt sympathique, même si j’émets quelques réserves quant à sa déclinaison dans le monde de l’édition. Écouter une chanson prend 3 ou 4 minutes, alors qu’un livre… je ne sais pas vous, mais moi, j’ai besoin de le lire en entier pour savoir s’il me plaît !

Mais comme je suis joueuse et que le monde de l’édition est très très difficile, ça pourrait me tenter…
Allez, faites 4 chèques de 5000 pour Léa Jane et on n’en parle plus !!!

En savoir plus : MyMajorCompagnyBooks

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Vendre ses livres d’occasion : et le droit d’auteur dans tout ça ?

Je suis interdite de librairies !
Pour certains, ce sont les casinos, pour d’autres les bistros…
Ben, moi, ce sont les librairies, ou tout rayon culturel où on trouve des petites choses à feuilles.

Pourquoi ? Parce qu’il paraît qu’il y en a 70 cartons au grenier et que je prends trop de place avec mes livres !
Qui a décidé ça ? L’odieux père de mes enfants (pardon chéri) !
Alors, l’autre jour, pleine de bonne volonté, je me suis dit que j’allais essayer d’en vendre quelques-uns…

Des places de marchés pour vendre ses livres d’occasion, il en existe beaucoup sur Internet.
J’ai donc décidé de faire un petit test sur l’une d’entre elles avec un livre de Katherine Pancol, « Les Yeux jaunes des crocodiles ». Snifff !

Côté fonctionnement, c’est très simple. En quelques clics, j’ai ouvert un compte et rempli ma petite fiche de vente.
État du livre : bon (mais j’adore corner les pages ), prix : 4 euros (je me suis alignée sur les autres vendeurs parce qu’il y avait déjà 25 exemplaires des « yeux jaunes » en vente).
Côté tarif, le site prend entre 8 et 14% de commission sur la vente et vous donne une somme forfaitaire pour les frais d’envoi (payés par l’acheteur). Je n’ai pas pu en savoir plus à ce stade, car la page du site était « temporairement indisponible ».

24 heures plus tard, petit message, mon livre est vendu !
Chouette, je vais donc recevoir mes 4€ et 2,39 € de frais de port et pouvoir enfin m’acheter un livre pour me récompenser d’avoir fait un peu le vide dans la maison.
Je file donc à La Poste et après une heure de queue, je paie 3,02€ de frais de port et 0,50€ pour l’enveloppe. ça y est, je suis en train de bouffer ma marge !

Je rentre confirmer que j’ai bien expédié ma commande et regarde ma facture de plus près. En fait, la commission du site est de 2,06 euros ! Glups ! Je n’ai pas fait math sup, mais j’ai du mal à comprendre comment 14% de 4 euros font 2,06€.
En fouinant bien dans les conditions générales de vente, j’ai fini par comprendre. Le site prend bien une commission de 14% sur le prix de vente du livre, mais aussi sur les frais de port (???). A laquelle s’ajoute de la TVA à 19,6 (je ne suis pas fiscaliste, mais il y a un truc qui me turlupine dans cette histoire de TVA supportée par le « particulier » vendeur sur les produits d’occasion)… Et aussi des frais de gestion de 1 euro par vente.

Bilan de l’opération:

Gain réel pour le vendeur ci-après dénommé Miss Jane, c’est à dire moi : 0,81€
Gain de place dans la maison : néant
Chagrin lié à la perte de ce livre : Enooooorrrrrrrme

Quant à l’acheteur, par rapport au prix du livre neuf et en incluant les frais de port, son économie réelle aura été de 91 centimes. Bon d’accord, elle aura le plaisir de lire MON livre. Mais, c’est pas folichon, nos petites affaires…
Permettre à ceux qui ont de petits moyens d’accéder aux produits culturels qu’ils disent… Hum !

Alors, moralité de cette histoire :

Le seul à se frotter les mains dans cette affaire est le site en question qui a empoché une commission de 32% sans gérer ni achat, ni stockage, ni logistique d’envoi.
En faisant ce petit test, je me suis rendu compte que décidément, vendre des livres et gagner des sous, ce n’est pas simple ! Enfin, pas pour tout le monde…
81 centimes par livre, c’est très peu ! Mais c’est aussi, à peu de chose près, ce que gagne un écrivain sur la vente d’un de ses livres… Sur le marché du livre neuf uniquement !
Et là, j’ai une petite pensée pour Katherine (Pancol).
Katherine, je suis désolée, à cause de moi, sur cette vente, tu ne toucheras aucun droit d’auteur ! Et je m’en veux ! Tu ne peux pas savoir à quel point !

Pour ceux qui me connaissent, ce n’est pas mon genre de râler (ou si peu !)…
Mais aujourd’hui, nous sommes bien loin de l’atmosphère « troc et puces » dans lesquels on pouvait dénicher ou vendre une poignée de CD ou de bouquins. Les plus grands vendeurs se sont lancés sur ce marché considérable et il est possible de trouver des exemplaires d’occasion dès le lendemain de la parution d’un livre en librairie.

Certains réclament un « droit de suite » perçu sur les livres d’occasion revendus sur Internet pour les reverser aux différents ayant droits, auteurs et éditeurs.
Je vote pour !
Juste parce que j’ai envie que les écrivains aient encore envie d’écrire de belles histoires et que les éditeurs aient encore envie de donner vie à ces livres…

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Ce qui fait le prix d’un livre…

Le prix de vente d’un livre se situe généralement entre 15 et 25 euros. Trop cher, râlent certains… Pas assez rentable, disent les autres !
Mais contrairement à certaines idées reçues, ce ne sont ni les auteurs, ni les éditeurs qui mangent la plus belle part du gâteau.

Il y a d’abord la fabrication du livre à proprement parlé. Et le papier, ça coûte cher ! Puis viennent les distributeurs et les diffuseurs. Alors, pour info, le diffuseur est le « représentant » ou le commercial qui présente les nouveautés aux libraires, grandes surfaces et autres détaillants, celui qui enregistre les commandes et les réassorts.
Le distributeur, c’est celui qui assume les tâches liées à la circulation physique du livre (stockage, transport) et à la gestion des flux financiers qui en sont la contrepartie : traitement des commandes et des retours, facturation et recouvrement.

Puis vient le détaillant, celui chez qui vous achetez vos livres, qui est de loin, le plus gourmand !
Et la bougie sur le gâteau, c’est la TVA, réduite pour le livre…

Quand on regarde ça de plus près, on comprend aisément pourquoi certains se livrent une guerre sans merci pour s’imposer sur le marché de la vente en ligne et de l’e-book. Economie de structure pour l’un et de coûts de fabrication pour l’autre…

Dans 10 ou 15 ans, le livre sera-t-il un objet électronique exclusivement vendu en ligne ?
Si on parle gros sous, l’économie pourrait varier entre 10 et 40% sur le prix des livres … A moins qu’on ne répartisse ce gain en donnant plus de crème chantilly à l’auteur ? Personnellement, je vote pour cette mesure ! Adoptée à l’unanimité, ok !

Non, sans rire, un livre c’est aussi un objet magnifique, fait avec beaucoup d’amour par de véritables passionnés juste pour vous… Alors, il ne doit pas disparaître !
D’abord, parce que j’adore corner les pages et ensuite parce que je passe déjà mes journées derrière un écran ! Alors sortir ma petite liseuse le soir, pas question !
D’autant qu’aujourd’hui, mes petits yeux sont relativement en bon état, mais dans un avenir pas si lointain, c’est la presbytie qui me guettera !

Et rien ne doit perturber ce délicieux moment de détente. Celui où je m’ immerge complètement sous la couette (sauf la mimine qui tourne la page) et dans une merveilleuse histoire, avant de sombrer dans un profond sommeil, accompagnée de ces nouveaux amis imaginaires.

Enfin, tout ceci n’engage que moi ! Au secouuuuuurs ! Je deviens complètement réac !
Bon, si ça donne le goût de la lecture à certains, aux ados par exemple, je trouve ça très bien ! Et si ça permet de rendre ces formats accessibles à toutes les bourses, c’est encore mieux ! Tout ce que je souhaite, c’est que les deux cohabitent ! Parce qu’on m’a déjà fait le coup avec ma collection de 45 ou 33 tours que je ne peux plus écouter faute de platine. Bon d’accord, ce parallèle est un peut tiré par les cheveux parce qu’il me restera toujours des yeux (certes presbytés comme on l’a souligné) pour les lire, mais bon…

De toute façon,  lorsque Loupichat aura 20 ans, ça la fera bien marrer de voir sa vieille mère tourner les pages de son  livre alors qu’un gentil Monsieur  lui lira la même histoire dans son iPhone en lui demandant : « Si vous voulez lire le tome 3127 des aventures de Léa Jane, tapez 1. Sinon, tapez 2 ! »

Ben oui, faut vivre avec son temps …

Source SNE

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Auteur cherche éditeur « dead or alive »

Editeur Wanted Allez, juste pour rire, juste parce que j’aime les nouvelles expériences, juste parce que c’est vendredi et que le vendredi, tout est permis (oui Cécile, c’est aussi ravioli !), je lance une autre bouteille à la mer-du-net !

Souvenez-vous… Hier, au petit matin,  je me trouve nez à nez avec un problème de « guillemets typographiques de fermeture ».
Mon blog se sent mal ! Affolée, je lance un SOS  !
Et pof, deux heures plus tard, je reçois un gentil message de Madame WordPress qui m’indique qu’elle a résolu le bug.

Après ce petit miracle, mes neurones ont frétillé dans leur lit et je me suis dit, après tout, si je n’avais rien demandé, je n’aurais rien obtenu, d’où le fameux « qui ne tente rien n’a rien ! »
Comme j’étais particulièrement en forme cette nuit,  j’en suis même devenue polyglotte (et non pas polygame ! ). Bref, j’aime bien savoir comment les choses se disent dans toutes les langues.

Alors « qui ne tente rien n’a rien », ça donne :

En  allemand : wer nicht wagt, der nicht gewinnt (qui ne risque pas ne gagne pas)
En anglais
: nothing ventured, nothing gained (rien d’entrepris, rien de gagné)
En italien : chi non risica, non rosica (qui ne risque pas ne grignote pas)
En espéranto : kiu ne riskas, tiu ne gajnas (qui ne risque pas, ne gagne pas)

Et grande classe, en japonais
: 虎穴に入らずんば虎児を得ず (こけつにいらずんばこじおえず) (koketsu ni irazunba koji o ezu)

Soit « si l’on n’entre pas dans la tanière du tigre, on ne peut atteindre ses petits »

Bon, je ne cherche pas forcément un éditeur japonais. Par contre, j’adore les sushis …
Et loin de moi l’idée de comparer le monde de l’édition à une jungle (même si le tigre est le plus grand et sans doute le plus beau des félins) ! Mais le défi est lancé ! Record à battre : deux heures ! Ça court vite un tigre, non ?

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J’ai gagné les 126 millions d’euros à l’euromillions

euromillion3h33, c’est ce qu’indique mon radio réveil. Je me réveille en sursaut. J’ai gagné les 126 millions d’euros à l’euromillions. Je suis en nage, je sens mon cœur cogner contre ma poitrine, je ne vais jamais pouvoir me rendormir.

Mon ticket est-il en sécurité ? Où vais-je cacher mon précieux pour le protéger ? Avec mon chéri, nous allons monter la garde, faire des rondes … Et si la maison prenait feu ? Et si je passais à la machine ma chemise avec le ticket que je garde contre mon coeur ? Et si nous avions un accident en nous rendant à Paris au siège de la Française des jeux pour échanger ce ticket contre cet argent trébuchant ? Et si mon chéri partait avec ses valises et mon ticket en m’annonçant tranquillement que moi, je reste là ?

Vais-je le dire à ma famille, mes amis ? Comment reconnaîtrais-je alors mes vrais amis ? Ceux qui m’aiment pour ce que je suis et non pour ce que je vaux ? Que vais-je faire de tout cet argent ? Je ne peux pas dire « au revoir patron » parce que le patron, c’est moi.
Je vais m’acheter une jolie maison en Toscane disons pour 2 millions d’euros… Il m’en restera 124 des millions, de quoi voir venir !
Et je vais écrire, écrire, écrire… et arrêter de me poser des questions du genre « Est-ce bien raisonnable de faire une pause en pleine crise économique pour espérer devenir écrivain ? », « Peut-on vivre de l’écriture ? », « Que vais-je faire si ça ne marche pas ? »
Avec les 124 millions qui me reste, je pourrais créer ma propre maison d’édition. Comme ça, je suis sûre d’être publiée et diffusée, oui, ça c’est une bonne idée !

3h35. Je reprends mes esprits. Y a un truc qui cloche… Et si je m’étais trompée ? Hier soir j’ai entendu dire que le gagnant était espagnol. Pffff, sans doute pour protéger l’anonymat du véritable gagnant , moi !

3h36 je me rends compte. Ce n’était qu’un rêve ! Ben oui, le vrai truc qui cloche, c’est que je n’ai pas joué au loto ! Je viens de vivre les 3 minutes les plus merveilleuses de ma vie. Je les prolonge encore un instant car j’ai du mal à dire adieu à ma petite maison en Toscane nichée au creux des vignes.

3h37 Je me rendors tranquillement. Ouf, je n’ai plus à veiller sur mon précieux ticket ! Reste plus qu’à espérer que je serai quand même publiée mais par sécurité, demain, je joue au loto !

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