Tous les trucs fous que je rêve de faire et que je ne ferai jamais…

Je ne sais pas si c’est le soleil qui pointe le bout de son nez ou une réaction purement hormonale, mais j’ai envie de mettre un grain de folie dans ma vie. Mais quoi, comment et avec qui le faire ?

Partir pour un tour du monde à vélo ? Sachant que Loupichat a encore des petites roues…
Trouver de faux papiers et m’enfuir au Mexique ? Hum, pas franchement le meilleur plan pour assurer la promo de mon livre…
Vendre tout ce que nous possédons, moi et (surtout) mon chéri et nous laisser guider par un moine tibétain dans la quête de notre surmoi très intérieur, vers une vie meilleure. Enfin, je garde quand même mon ordinateur et une connexion haut débit, sinon je ne vais nulle part !

En manque d’inspiration, je suis allée faire un petit tour sur Internet pour voir ce que mes congénères font de fou dans la vie…

Passons sur les premiers résultats du moteur de recherche : « les 30 trucs pour rendre fou un mec », « je me suis fait tatouer le prénom de tous mes ex, car plus on est de fous, plus on rit… » ou « Ragoutoutou, le ragout de mon toutou, j’en suis fou »

En creusant un peu plus, ce qu’on trouve est assez surprenant.
À la question : « Quelle est la chose la plus folle que vous ayez faite dans votre vie ? » Voici un petit florilège des réponses…

– En 1989, j’ai tenu tête pour la première fois à mon père et lui ai dit que j’allais me marier. J’avais 37 ans.
– J’ai envoyé un poème anonyme à mon mari, qui a remercié sa secrétaire. Ils ont aujourd’hui 2 enfants.
– Je me suis mariée une première fois, une deuxième fois et jamais deux sans trois.
– Il y avait plein de monde aux caisses du supermarché. J’ai pris mon gilet, je l’ai roulé en boule et mis sous mon débardeur pour faire croire que j’étais enceinte.
– Je me suis envolé vers le Canada pour rejoindre une fille que je pensais être amoureuse de moi. Enfin, c’est ce que je pensais jusqu’à ce que je rencontre son mari…
– J’ai arrêté d’avoir peur de tout et j’ai affronté la vie.
– J’ai volé des cartes postales pour les revendre au nom de ma paroisse.
– Un matin, je suis entrée dans une agence de voyages et je leur ai demandé le premier avion, pour n’importe où. Je ne suis jamais revenue.

Mis à part la dernière réponse, il n’y a pas grand-chose qui me tente… Et je dois dire que je m’attendais à des choses beaucoup plus « fun » !
J’ai donc orienté mes recherches vers les grands rêves des Français. Et là, nouvelle surprise en découvrant ce sondage du CSA (novembre 2009) !

Français : à quoi rêvez-vous ?

1 : avoir une maison à la campagne
2 : gagner au loto
3 : vivre le grand amour
4 : vieillir en forme
5 : devenir célèbre, ex æquo avec devenir fonctionnaire (j’avoue que c’est ce qui m’a fait le plus rire).
À choisir…
6 : avoir des enfants
7 : vaincre les maladies
8 : un monde plus bio
9 : avoir du temps

Des aspirations très réalistes (au loto et à la célébrité près)…
Peut-être est-ce parce que 75% des gens déclarent vivre la vie dont ils rêvaient (toujours selon le même sondage).
Que les gens se contentent de ce qu’ils ont. Hum, pas très français, ça !
Ou peut-être est-ce parce que le monde est déjà assez fou…
Et vous, qu’en pensez-vous ?

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6 réponses à “Tous les trucs fous que je rêve de faire et que je ne ferai jamais…

  1. Laure

    Alors, moi, vous allez peut-être rire mais mon rêve, c’est d’ouvrir un camping ! Je ne sais pas pourquoi, la nature, le plein air, le côté bonne franquette, ça me tente ! Après, j’idéalise peut-être le truc… Mais ça me tente !
    Réaliser ses rêves, c’est une seconde étape !

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    1. leajane

      Un camping, pourquoi pas :-) !
      C’est vrai qu’on a parfois tendance à idéaliser les choses et à être déçue par la réalité.
      Fut un temps, je croyais qu’être mon propre patron allait être le truc le plus génial qui soit ! Et bien, non !
      Mais ce sont nos rêves qui nous portent…
      Dans le genre marrant, j’aimerais bien vivre dans une roulotte ou dans une yourte ou diriger un cirque :-)

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  2. Alexandra

    eh bien, le mien est assez proche du rêve des Français. C’est un mélange de tout ça en fait. J’aimerais gagner au loto pour m’offrir une belle maison à la campagne et prendre le temps de vivre et d’écrire pour peut-être devenir célèbre…

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  3. Arts

    Moi j’ai tout. J’ai tout ce dont vous rêver. Matériel ? J’ai un appart en centre ville, une mini cooper S, un Macbook pro, blackberry, iPad, 3 voyages par an… Immatériel ? Des amis, un amour depuis 2 ans, une famille formidable… La vie parfaite. En faite, je concentre tous vos rêves mais je n’arrive pas a atteindre le mien. Alors je déprime. Moi mon rêve, c’est d’être écrivain.

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  4. Jean-Luc BRANDT

    AU BAR-TABAC « LE P’TIT JOCKEY »…

    ou la naissance au forceps d’une passion hirsute.

    « Nous étions en 1971 et la France Pompidolienne, grasse et molle, s’ennuyait à s’en décrocher les mâchoires. Subtilement moulé dans d’électriques sous-pulls synthétiques surplombant le tergal national au pli impeccablement amidonné, je m’engouffrais dans la 504 familiale, signe distinctif et méritoire d’une réussite sociale lisse et sans faille. Direction le bar-PMU du coin, où mon père tapait le carton et le Picon-bière tous les dimanches matin de 9h30 à 11h30. Le parfum suave de la Gitane maïs baignait l’atmosphère rehaussée par de subtils relents anisés et houblonnés. Un brouillard bleuté omniprésent y régnait, le bulletin météo était intangible : purée de pois et forte houle ! Vu l’état de certains…euh…marins, c’était plutôt d’un naufrage qu’il s’agissait ! Fouillant avec difficulté cet épais rideau de brume, mon regard n’espérait qu’une chose : le juke-box était-il toujours à sa place ? Et, à chaque fois, le miracle se reproduisait ; la belle boîte à musique, rutilante et clignotante, trônant entre le baby-foot Bonzini et le flipper Apollo, attendait fébrilement la main chaleureuse qui le nourrirait de pièces de 20 centimes ! Le dieu du 45 tours veillait au grain. La cérémonie pouvait commencer. Le cœur battant, je me dirigeais vers l’objet de culte, laissant le paternel re-belotter à tout va et…euh, re-Piconner à tout va aussi ! La bête me reconnaissait et ronronnait pendant que je caressais ses touches d’ivoire. Je m’apprêtais à lui lancer mon obole , mon doigt pointé, prêt à enfoncer le bouton magique ! Machinalement, je parcourus le répertoire inamovible que je connaissais par cœur. Quel sera mon choix aujourd’hui ? Quel microsillon ensoleillera la messe dominicale ? Quelle fièvre rock’n’roll embrasera les turfistes ?

    Et là, je serai très franc ! En 1971, le rock proposé par tous les cafetiers de France et de Navarre était, disons, frugal voire famélique !

    Adamo, artiste lyrique Sicilo-Belge, nous assurait que les roses étaient roses ; le couple Stone et Charden s’égosillait d’Avventura en Avventura pendant que Michel Delpech cartonnait et flirtait jusqu’à plus soif ! Eddy Mitchel nous gratifiait d’un « c’est facile » (à dire…) et Johnny le héros tricolore du wooock’n’woool ! susurrait plein de choses à sa jolie Sarah. Au sommet des charts, Julien Clerc dévalait les chutes du Niagara, Martin Circus s’éclatait au Sénégal et le rire du sergent faisait se bidonner Michel Sardou ! Cloclo, et (surtout !) ses Clodettes, annonçaient la couleur : « c’est la même chanson » ! (gonflé !). Le nirvana artistique de cette année fut proposé (ou régurgité) par Patrick Topaloff avec : « j’ai bien mangé, j’ai bien bu » ! Chef-d’œuvre définitif de comique troupier qui faisait péter de rire le troquet au complet à chaque passage du disque, c’est-à-dire aux environs de 32 fois par jour !

    Quand le patron, Joseph, et sa taulière, Marie, me voyaient m’approcher du sacro-saint juke-box, leurs mines se renfrognaient ; « Seigneur, Marie, Joseph ! y va encore nous foutre « le parachutiste » ! Bingo ! Je mettais « le parachutiste » ! Maxime le Forestier, le dimanche matin, je le ratais jamais ! Au troisième amer-bière de mon père, à 9h37 pétantes, les premières notes anti-militaristes assombrissaient quelque peu l’humeur auparavant primesautière du débit de boissons ! Puisque avec les 20 centimes avalés par la machine à tubes, j’avais droit à trois morceaux, je le programmais…trois fois ! Marie et Joseph se décrispaient assez rapidement ; ils savaient très bien que mon crédit dominical était de vingt centimes, point barre ! Boules Quiès et hop ! Trois fois quatre minutes à serrer les dents (et les poings !) ! Et puis avec mon papa, qui, chaque dimanche à 9h50 pour excuser l’attitude irrespectueuse de son mioche de neuf ans offrait une tournée générale, le couple de limonadiers passaient l’éponge ! Jusqu’à dimanche prochain. ( Un truc m’interpelle encore aujourd’hui : pourquoi diable laissaient-ils ce morceau trôner dans leur beau juke-box ? Mystère…)

    « Tu veux ou tu veux pas ? » et Marcel Zanini d’exploser un rade hilare jusqu’aux sourcils !

    Mais en ce dimanche pluvieux et ordinaire d’une cité flasque et délavée, mon doigt pointé au-dessus de l’autel à chansons, ce doigt du destin allait s’abattre sur la touche N33 et changer à tout jamais mon destin, celui de mon père, de l’aubergiste et son molosse, du cheval « Plessis du Vareuil » et de son jockey casaque rayée et toque verte !

    « Get it on » de T-rex démarrait !!

    Dégrisés dès le premier accord, les soiffards ventripotents et cramoisis, croyant à une crise soudaine de delirium trémens anéantirent le bistrot, liquéfièrent Marie et Joseph et s’enfuirent à toutes jambes, l’âme du démon à leurs trousses !

    Mon père fut interdit de séjour dans tous les troquets du département, les bistrotiers se reconvertirent dans le commerce ambulant d’articles religieux sur les lieux de pèlerinage, certains clients ayant joués « Plessis du Vareuil » dans la troisième au moment de l’apocalypse recherchèrent pendant longtemps le jockey à la casaque rayée et toque verte ! Proclamé rebelle et hérétique au plus élémentaire bon goût, on me gratifia d’un superbe et sonore : « Pédé ! »

    C’est juré, plus tard je serai une Rock-Star! !  »

    Voilà, Léa, ce rêve d’enfant dure depuis plus de 38 ans. C’est le mien,rien qu’à moi, blotti au chaud au fond du coeur. Ce rêve illumine mes journées de bonheur et console mes nuits incertaines…

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