Ecrivains : des débuts difficiles au brillant avenir de Catherine Cusset

Vous avez remarqué, je ne parle presque jamais de livres, sauf du « futur mien », bien sûr !
Pourquoi ?

1) Parce qu’il y a de nombreux blogs littéraires qui en parlent merveilleusement bien… Au hasard, la lettrine

2) Parce que parler des livres que j’aime, entraînerait inévitablement une dérive vers ceux que je n’aime pas…

3) Et sachant désormais le boulot que ça représente, je n’oserais jamais critiquer le travail des autres même si j’ai détesté (bon, je serai peut-être mauvaise langue une fois ou deux, on ne se refait pas ! Ce jour-là, vous aurez le droit de me taper sur les doigts !).

Mais ce qui m’intéresse, c’est de fouiner un peu pour connaître le parcours de ces écrivains parce que contrairement à ce que pensent les gens, ce n’est pas aussi simple que de s’inscrire à qui veut gagner des millions !
C’est vrai que certains ont le « bol » ou le talent d’écrire un best-seller du premier coup mais pour beaucoup, le chemin est un brin plus sinueux…

Les choses étant dites, mon double, Léa la fouine, s’intéresse aujourd’hui à Catherine Cusset…

catherine cussetBon, là, pas de danger, je ne risque pas de critiquer. Catherine fait partie des auteur(e)s que j’adore et pas uniquement parce qu’elle a des origines bretonnes …

Du « problème avec Jane » (c’est pô moi), en passant par « confessions d’une radine » (encore moins, je suis un panier percé), « jouir » (hum, hum !) et le dernier, « un brillant avenir » (si vous insistez), j’ai -TOUT-aimé !

Mais on parle moins de son premier roman, qu’elle a écrit à 25 ans, à la suite d’un grand chagrin d’amour (ah, les mecs, ça nous fait faire de ces choses ! ).
Au départ, tout va bien puisqu’elle trouve rapidement un gentil éditeur. On imagine sa joie !
Puis rien… Le conte de fée s’écroule comme un soufflé au fromage sorti trop tôt du four !
Pas de critiques (bonnes ou mauvaises) dans la presse, la rencontre n’a pas lieu, à peine 200 exemplaires vendus.
Et encore, Catherine soupçonne sa mère d’en avoir acheté 199. L’autre, c’est moi !

En aparté: petit message personnel pour ma mère.
Maman,
j’espère que tu commences à mettre un peu de sous de côté parce qu’après un rapide calcul , si je veux vendre 500 exemplaires (histoire de ne pas être trop ridicule par rapport à Catherine), ça nous fait:
19€ X 500=9500€
Oui, je sais c’est une somme rondelette ! Rassure-moi… Tu ferais bien ça pour ta fille chérie ?
Ce message vaut aussi pour mes amis ! Si vous voulez un exemplaire dédicacé, il faudra vous le payer !
Fin de l’aparté

Bref, elle a mis 5 ans à se remettre de tout ça et à publier un autre roman… Beaucoup auraient jeté l’éponge et un rien aigris, seraient devenus critiques littéraires (oups ! oui, j’ai senti la tape sur les doigts).
Mais quand on imagine ce à côté de quoi elle aurait pu passer, ben… C’eût été trop bête !

Morale de l’histoire …
Primo : la persévérance ça paie !
Secundo : mieux vaut que je me colle au tome 2 dans la foulée, parce que dans cinq ans, je me connais, j’aurai perdu le fil…
Tertio : les grandes qualités que doit posséder un écrivain (bien avant le talent et tout et tout) sont un moral d’acier, une patience à toute épreuve et … P’t’être avoir un peu de sous de côté …

Une Réponse à “Ecrivains : des débuts difficiles au brillant avenir de Catherine Cusset

  1. Gulliver

    Je ne sais pas comment vous vous y prenez mais je suis devenu addict de votre blog. On y vient, on commence à lire, on est surpris par le ton et l’humour, le décalage, ce qu’on trouve rarement ailleurs, la fraîcheur…et on y revient !Merci.

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