Lire un extrait

couv-cupidon

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Vive les vacances, les souris dansent

Dans la vie, ce qu’il y a de bien, c’est que tout a une fin…
Plus qu’une journée de boulot et ce seront les vacances d’été ! Bien méritées, après une année passée à courir après une promotion (que vous n’avez pas obtenue), mais que vous étiez en droit d’espérer pour avoir supporté, sans broncher, les humeurs de votre patron.
Monsieur Courtevue n’est pas en soi un homme désagréable. Petit bonhomme rond, très avenant au premier abord, il vous a franchement impressionnée lors de votre entretien d’embauche en vous la jouant  je serai votre meilleur patron. Oui, la boîte idéale existe et vous l’avez trouvée ! Produits high-tech, petite équipe dynamique et sympathique, prime de fin d’année potentiellement substantielle et perspectives d’évolution intéressantes.
– Le salaire de départ est un peu bas, mais vous verrez, vous progresserez vite une fois que vous aurez fait vos preuves ! Vous a promis le petit homme.
Ce qui a achevé de vous séduire a été sans conteste son petit laïus sur l’autogestion.
–  Ici, pas d’horaires ni de pointeuse, Mademoiselle Jane. Seul le résultat compte ! C’est ce que nous appelons la performance globale.

Monsieur Courtevue fait partie d’une association de patrons débutants qui prône le rapport gagnant-gagnant avec ses salariés.
Le principe est simple et semble logique : plus la boîte gagne de sous et plus les gentils salariés qui y ont contribué en gagnent aussi.
Alors, on les bichonne les gentils salariés, on leur offre des formations à la gestion du stress, on respecte leur rythme biologique : ceux qui sont plutôt du matin, ceux qui bossent tard le soir… le mieux étant d’être du soir ET du matin.
Vous vous rendrez compte très vite, que même si vous arrivez aux premières lueurs de l’aube (alors que Monsieur Courtevue est encore dans les bras de Morphée ou d’Isabelle, sa femme), il est très mal vu de filer à 16 heures avec son sac de sport sous le bras. Même si vous avez travaillé d’arrache-pied dix heures non-stop pour faire grossir le tas de sous.
Et quand vous aurez compris qu’il a la fâcheuse habitude de programmer les réunions d’équipe à 19 h 00 pour ne pas perturber le fonctionnement interne de l’entreprise, vous ferez comme tout le monde et arriverez vers 10 h 00. Tant pis si vous êtes plus efficace le matin !
Il vous aura donc fallu trois mois pour admettre que Courtevue & Associates (encore sa femme) était assez éloigné du pays des Bisounours et trois autres pour cerner les subtilités de fonctionnement de votre petit patron. Derrière son air enjôleur et ses « Vous êtes ma salariée préférée », se cache quelqu’un de sournois et manipulateur. Vous qui pensiez être unique vous êtes laissé berner comme une bleue !
Vous avez fini par y voir clair lors d’une soirée bien arrosée avec quelques collègues qui côtoient votre patron depuis bien plus longtemps que vous.
En réalité, Monsieur Courtevue passe son temps à monter les membres de l’équipe les uns contre les autres, diviser pour mieux régner dit-on… À ce petit jeu, certains y ont perdu la tête ! Un brin paranoïaque, il vous tire les vers du nez pour savoir qui-a-dit-quoi-sur-lui.
Une fois prévenue, vous avez rallié le petit comité de résistance motus et bouche cousue et avez compris qu’il existe une différence fondamentale entre les salariés et le patronat, performance globale ou pas.
Vous ne faites plus partie depuis ce jour de ses salariés chéris. Vous vous en remettrez.

19 h 00.
Monsieur Courtevue termine son monologue sur les objectifs non atteints et sur les bouchées doubles que nous devrons mettre à la rentrée si nous ne voulons pas pointer au chômage l’année prochaine.
La prime de fin d’année sera moins substantielle que prévu… Sur ce, il nous souhaite de bonnes vacances en nous rappelant que lui n’en prendra pas.
Jeff, le designer, termine de griffonner son croquis, caricaturant l’un des membres de l’équipe, comme à son habitude. Il a rempli un nombre incalculable de petits carnets durant ces non moins interminables réunions. Mais personne ne lui dit jamais rien. Il ne faut pas contrarier un esprit créatif. Et il en profite bien !
Aline, l’assistante de Monsieur Courtevue, une grande fille à l’air revêche et lèche-botte de première, acquiesce à chaque parole de son patron chéri d’un air compatissant. Elle est la mieux placée pour savoir que le tas de sous ne grossit pas assez et nous fait bien comprendre que nous, les sales engineers, faisons mal notre boulot.
Et vous, vous êtes en train de passer en revue la foule de choses que vous avez encore à faire avant votre départ en vacances… Vous êtes en train de penser qu’il faudrait garder un peu de temps pour une séance d’épilation si vous vous voulez pouvoir arborer votre nouveau maillot sans passer pour une de ces nouvelles décroissantes-écolos-bobos, lorsque Monsieur Courtevue vous sort de votre rêverie.
– Je vous demanderai, mademoiselle Jane, de rester joignable en cas d’extrême urgence.
Vous savez pertinemment qu’il vous appellera à peine arrivée à l’aéroport pour vous demander où vous avez bien pu ranger le dossier de la compagnie Duchmol, laissant sous-entendre que vous n’avez qu’à mieux classer vos papiers si vous ne souhaitez pas être dérangée.
– Heu, bien entendu, Monsieur Courtevue, les clients avant tout ! bafouillez-vous.

Cette année, vous avez décidé de partir quelques jours en Italie dans un agritourismo à côté de Florence.
VOUS est un bien grand mot ! Car il faut bien l’avouer, vous avez freiné des quatre fers pour participer à ce voyage organisé par votre jules, auquel il a convié sa bande d’amis.
Ce n’est pas que vous les détestiez, mais leur présence systématique est devenue pesante, voire oppressante.
Lorsque vous rentrez chez vous le vendredi soir, après une semaine harassante, la première chose que vous voyez est Hugues (le meilleur ami de Jules), la tête dans le frigo.
– Y a plus de bière, Léa ?
Sous-entendu, faudrait penser à en acheter, quelle mauvaise maîtresse de maison vous faites !
En tout cas, il doit faire de sacrées économies, car il dîne ici minimum six soirs sur sept. À croire qu’il n’a pas de frigo ou de chez-lui !
– J’ai le droit de recevoir mes amis chez MOI ! vous réplique votre jules avec une moue boudeuse lorsque vous lui en faites le reproche pour la millionième fois.

Vous encaissez la mesquinerie sans relever car vous vivez, il est vrai, dans un magnifique appartement payé par papa et maman pour les 30 ans de leur fils chéri.
De toute façon, vous avez tout essayé : les grandes théories sur le couple et son intimité, les menaces et même la promesse d’une petite soirée coquine avec des cajoleries très spéciales dont vous ne donnerez pas les détails ici, pour ne pas choquer les esprits.Vous avez bien tenté de faire l’article auprès de vos copines, mais rien n’y fait. Ce Hugues est collé à vos basques comme un vieux chewing-gum à un trottoir que même les machines à crottes de la ville ne sauraient déloger.
21 h 00
Vous tournez la clé dans la serrure et entrez dans un appartement silencieux. Ouf, personne dans la cuisine. Vous allez pouvoir passer une soirée tranquille à préparer vos affaires pour le grand départ.
Votre jules est dans la chambre et tourne autour des valises, l’air joyeux et un peu idiot, comme un chien qui tourne autour de sa queue. Vous n’en croyez pas vos yeux.
– Tu prépares tes bagages ?
– Eh oui ! Tu vois bien, tout est prêt ! vous annonce-t-il fièrement.
Vous jetez un coup d’œil au contenu de la valise. Il y a mis en vrac deux maillots de bain, un short et trois tee-shirts. Au milieu trônent ses Ray-Ban et sa PlayStation, emballée dans sa boîte d’origine, chaque petit cordon soigneusement enroulé dans du papier bulle. Vous vous apprêtez à sortir de vos gonds et à lui faire remarquer que vous ne partez pas dans un endroit de rêve pour le voir s’exciter devant un écran pour faire sauter Mario par-dessus les bananes tueuses, mais vous préférez ravaler votre salive, ainsi que les mots pas très gentils qui allaient avec. Vous lui faites simplement remarquer qu’il devrait peut-être prendre un pull en prévision de soirées un peu fraîches. Celle-ci promet de l’être lorsque Jules vous demande l’air de rien :
– Heu, tu fais quoi ce soir ? Avec Hugues, on a pensé que ce serait plus simple qu’il passe la nuit ici… pour partir ensemble à l’aéroport demain.
Vous vous sentez l’âme d’une cocotte-minute. L’arrivée de Hugues interrompt ce qui aurait pu devenir une scène mémorable dont vous avez le secret. Vous fulminez tout en souriant intérieurement, car vous venez d’apercevoir le câble d’alimentation de la PlayStation de Jules oublié dans le salon.
Ce n’est certes qu’une petite vengeance, mais vous jubilez en imaginant la tête de la bande lorsqu’ils s’apprêteront à partir à l’assaut des vilains monstres, armés de bières et de sachets de chips pour aider Mario à libérer sa princesse. Les pauvres choux, ce qu’ils vont être déçus. Désolée, princesse !

Vous ne vous occupez plus d’eux de la soirée et vaquez à vos occupations.
Pour gagner du temps, vous avez acheté la nouvelle crème dépilatoire Douchedoucevite qui s’utilise sous la douche. Ça vous a toujours énervée de rester toute nue, bras et jambes écartés dans la salle de bains, à laisser agir une crème censée désagréger tous vos poils en sept minutes. Une fois qu’elle est étalée, vous vous retrouvez avec les mains blanches et grasses, et vous ne pouvez plus rien faire, même pas tourner la poignée du robinet pour les rincer. Sinon c’est le robinet qui se retrouve plein de crème. Le temps d’aller dans la cuisine chercher une éponge pour nettoyer, vous avez dépassé le temps de pose. Vous vous retrouvez couverte de petites plaques rouges pendant deux jours, alors que vos poils, eux, sont toujours accrochés.
Vous restez un moment sous le jet glacé et laissez agir. C’est mieux. Sauf que vos poils sont toujours là ! Vous finissez par croire que vous avez une pilosité d’une autre espèce, indestructible, même pour les génies du marketing de chez Douchedoucevite. Vous emporterez un bon vieux rasoir dans votre valise, à l’ancienne, c’est plus sûr.

Vous grignotez les restes que les garçons ont eu la délicatesse de vous laisser, et passez un dernier coup de fil à votre copine Claire pour savoir si tout est prêt de son côté. Claire est votre meilleure amie depuis la maternelle, autant dire depuis toujours. Sa vie sentimentale, c’est un peu comme l’incessant ballet des saisons. On est sûr d’une chose, c’est que ça change tous les trois mois, mais on ne sait jamais comment sera le prochain été : pluvieux, torride ou moins beau que le précédent…
En ce moment, il y a Alex et Mademoiselle Météo nous prévoit un été plutôt chaud avec quelques perturbations orageuses.
– Alors, prête pour le grand départ ?
– Heu… oui…
Vous sentez à sa voix que quelque chose la contrarie.
– Et Alex, ça va ? demandez-vous innocemment.
– Heu… oui, il n’est pas encore rentré, il ne devrait pas tarder. Il m’a dit qu’il devait boucler quelques dossiers au bureau et finirait tard.

Vous en déduisez qu’Alex est allé boire un verre avec ses collègues et qu’on ne sait pas à quelle heure ni dans quel état il va rentrer. Alex est un mec adorable et très rigolo, mais il a quelques défauts. Notamment un goût très prononcé pour la fête et les petits cocktails qui vont avec. Il ne faut jamais, au grand jamais, l’envoyer faire une course passé 19 heures, sinon le charmant garçon se transforme en vilain crapaud et ne redevient lui-même qu’au petit matin. Vous la plaignez sincèrement. Votre père avait le même petit problème…
Il partait souvent un jour ou deux, quelquefois une semaine entière, tandis que votre mère, en pleurs, attendait près du téléphone. Souvent, une dame (jamais la même) finissait par appeler pour que vous veniez récupérer votre père, devenu trop collant à son goût. Vos parents avaient fini par divorcer, ce qui valait mieux pour tout le monde.
Vous changez de sujet et demandez à Claire si elle a déjà vu cette Ingemachinchose qui sera elle aussi du voyage.
– Non, jamais vu. Il paraît que c’est une nouvelle collègue de bureau de Luc, une Autrichienne, je crois, mais je n’en sais pas plus.
Luc devait venir accompagné de Laure, sa petite amie, mais celle-ci en avait décidé autrement : « Marre de la routine, envie de nouveautés, je ne t’aime plus pour le moment, je garde l’appartement, j’y ai tellement de souvenirs…», lui avait simplement dit sa nouvelle ex. Pauvre Luc ! Ça ne doit pas être facile pour lui de continuer à travailler avec elle. En tout cas, c’est vrai que c’est sympa de sa part de vouloir aider une étrangère à s’intégrer.
Vous le trouverez un peu moins charitable lorsque vous découvrirez la fameuse Inge, qui est en fait suédoise, vêtue d’un minuscule top blanc dissimulant à peine d’énormes roploplos.

00 h 00
Vous vous couchez enfin en pensant que demain, à la même heure, vous serez complètement détendue, étendue au soleil à ne rien faire.

83 réponses à “Lire un extrait

  1. Cathy

    Franchement j’ai adoré ! quel style ! bravo ! Vivement la suite ! Je souhaite de tout coeur que ton rêve se réalise mais je n’en doute pas !

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  2. Ronan

    Je ne lis pas de romans de filles que je trouve un peu cul cul :-)les fringues, le maquillage… très peu pour moi.
    Rassure toi, le tien n’en est pas un ! Je me suis beaucoup amusé à lire le début de ton livre. C’est drôle, intelligent, on sent le style maîtrisé et que tu sais où tu vas.
    Et que te dire de plus sinon que j’admire le courage que tu as de te dire que rien n’est impossible ! Bravo, longue vie à ton blog et à ta nouvelle vie d’écrivain …
    Ronan

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  3. Liloute

    un semblant de vecu, des phrases qui ressemblent à des souvenirs lol

    Merci de t’etre aussi bien plongé ds la peau de l’un de nous…de loin ça parait si terrible mais j’en ris encore !

    J’ai adoré…hate de te lire encore !

    liloute forever lol

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  4. REGNIE

    bonjour,
    votre style est accrocheur, on a envie de lire lignes après lignes. Ceci est déjà capital pour un « écrivain ».
    je souhaite formuler une remarque toutefois.
    le fait que vous ayez construit votre récit en parlant à la 2ème personne du pluriel freine l’appropriation de l’histoire et bloque les émotions, enfin pour moi c’est ce que j’ai ressenti. J’ose proposer que si vous le formuliez à la première personne du singulier, tout changerait, le rythme, l’émotion, la fluidité et surtout l’identification. Car, n’oubliez pas « chaque lecteur, quand il lit, est d’abord le lecteur de soi-même ».
    Vous êtes en bonne voie et je vous dis courage pour la suite;
    Bien amicalement. Martine

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  5. leajane

    Bonjour Martine,

    Merci pour votre commentaire et vos encouragements !

    Pour ce qui est de l’emploi de la 2ème personne du pluriel… effectivement cela change le ton. J’ai dans mes tiroirs de nombreux écrits à la 1ere personne du singulier mais je ne suis pas à l’aise avec cette personne :-)
    Alors que le VOUS est mon truc tout simplement…
    Peut être que la solution serait que je demande à quelqu’un à la fin du roman de tout remettre au goût du JE mais j’en suis incapable :-)
    Merci en tout cas

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  6. Annie

    comment vous dire..Cette semaine ai eu un fou-rire sur une île bretonne en écoutant un ami me raconter ses aventures ( il est humoriste et intermittent du spectacle). Vous venez Léa JANE de me donner le second ( fou- rire) bravo ! j ‘adore le style, le vous, le tout ! En vous lisant , imaginais les scènes du film tirées du roman !!

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  7. Joel

    Tout comme vous je n’aime pas les gens qui ne savent pas rêver ;et le train train…..D ‘ailleurs n’êtes vous pas en train de rêver eveillée. Réaliser son rêve c’est être sur le chemin du bonheur.

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  8. Isabelle

    Vous avez du talent ! c’est certain ! Je connais un éditeur à qui je peux parler de vous. Je vous souhaite bonne chance dans cette nouvelle voie

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  9. Stéphanie

    J’ai visité votre site, lu quelques posts et l’extrait de votre roman. J’ai aimé, vous avez du talent. Je ne peux hélas ! rien faire pour vous pour le moment, mais je vous souhaite bonne chance dans votre nouvelle voie.

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  10. Virginie

    Eh bien Léa Jane, mais c’est du roman, de la nouvelle .. enfin que duplaisir. On rit, on sourit, on s’imagine. Garde la deuxième personne, cela donne du style, Ton
    style et qui donne un rien plus léger et moderne au roman et à nous lecteurs l’envie de le lire … à quand la suite !!!

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  11. Morgane

    Mon pote Oscar dit souvent la chose suivante : « dans la vie, il faut toujours viser la lune car même en cas d’échec, l’atterrissage se fait dans les étoiles… », comment dire que pour toi Léa :-), bien que les étoiles filantes soient très jolies, ce qui t’attend très certainement au terme de cette éciture est sans aucun doute un réel succès!!!

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  12. Nelly

    C’est plein d’humour, perspicace, le rythme est
    enlevé, tu ne t’ennuies pas une seconde, tu as envie de lire la suite et même que ça ne s’arrête pas. Bravo Léa Jane !

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  13. anne-laure

    J’ai bien ri et eu envie de lire la suite ! Et finallement quand j’y réfléchi c’est assez dur de trouver les 2 dans un livre. Donc bravo ! fais moi signe lorsqu’il sera édité, je l’achète !

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  14. Bottasso

    B-R-A-V-O !!!! Non seulement je me suis régalée à te lire mais en plus, tu m’as donné l’impulsion de m’y mettre moi aussi ! (même âge, même besoin !) Hâte de lire la suite !!! Allez…au boulot !!!
    Nathalie

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  15. sophie

    Effectivement, georges Etienne, je suis d’accord avec vous ! Léa Jane a un sens de l’humour qui m’enchante ! Et quelle fluidité et rythme dans l’écriture ! Un merveilleux talent à exploiter ! Tenez bon, vous allez réussir, j’en suis certaine !
    Bien à vous

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  16. Alexandra

    Bonjour Léa
    Je reconnais l’influence de notre De Buron que moi aussi j’adore ! Un régal donc de lire ton ton rythmé et caustique ! Il était temps que quelqu’un (en france car il y a des auteures anglaises très drôles) prenne la relève ! Vas y fonce !

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  17. Gaëlle

    voir le drolatique en tout est un don, le restituer ainsi est un talent : celui de colorier le quotidien au feutre bariolé de la dérision… Léa Jane dérobe les phrases, cambriole les instants, pour les mieux cajoler et les offrir sur un coussin de velours.. vitriolé !

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  18. Isabelle

    J’apprécie la distance marquée par l’emploi de la 2ème personne du pluriel. Cela donne une nouvelle dimension au côté drôle de votre histoire. La lecture est d’une grande légereté, souplesse grâce à cela. Je pense que l’utilisation de la première personne n’y rendrait pas autant de volume . Qu’en pensez-vous ?
    J’ai pris beaucoup de plaisir à vous lire. Merci. Continuez !!!

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  19. Isa

    Merci pour la suite ! Un seul mot à dire : hilarant mais trop court :-)
    Continuez, je suis sure que vous y arriverez !
    Et encore un bout de suite ?

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  20. Le mec de Fred

    De la vraie LITTERATURE chick lit’, J’adore !
    Non sans rie c’est bien écrit, subtile et bcp de 3ème degré pour qui lit entre les lignes. Bravo !

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  21. Fred V

    On aime ou on n’aime pas. Mais ne laissez jamais quelqu’un vous dire que vous n’avez pas le talent de jouer avec les mots. Un vrai talent et un vrai sens de l’humour, beaucoup d’auto-dérision, j’adore !

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  22. Anne

    Pétillant, drôle, bien écrit ! Maintenant ça m’énerve de ne pas pouvoir lire la suite. Y a pas moyen ? En vous l’achetant ?

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  23. philbret

    C’est fou tous ces avis d’encouragements positifs convergents! Soit vous avez du talent, soit ça sent le cirage de pompes. Hou là ! Calmez-vous les meufs, c’est de la provoc. Faut bien un macho de service non?

    Bon alors, j’ai réussi à tout lire sans m’ennuyer mais le texte exposé ne doit pas tenir sur plus de cinq pages. Il va falloir tenir le rythme pour boucler les 280 pages avec autant d’humour.

    Je suppose qu’il n’y a là que des extraits mais que le script en lui-même contient plus de caractérisations de personnages et de détails croustillants. Le style à la deuxième personne est innovant, pas gênant, mais ne risque t’il pas de s’essouffler sur la durée? Pas sûr non plus que ce soit bien vu coté éditeur. C’est un détail sans importance à ce stade.

    Le contenu sent le vécu, il s’agirait alors plus d’un récit que d’un roman, mais attention car le vécu seul obstrue souvent la voie à un environnement plus riche en émotions. L’écrivain doit vraiment prendre beaucoup plus de recul et de mixage que sa propre expérience.

    Une petite question qui me trottine dans le cerveau (ça vous gêne que j’en ai un ?). Vous avez un plan de bataille, un séquencier, une structure établie ou vous écrivez au fil de l’eau comme ça vous vient?

    Répondre
    1. leajane

      J’aime assez l’idée que vous deveniez notre macho de service :-)

      Pour ce qui est des encouragements positifs, ben, je ne diffuse pas les négatifs. Non je plaisante ! Il n’y en a qu’un que je n’ai pas publié jusqu’à ce jour car trop… « Impoli ».
      Peut-être qu’à ce stade, ne faisant rien de mal à personne, lol, et étant inconnue, les gens qui n’aiment pas se contentent de le penser sans l’écrire. ça changera quand je serai publiée, ne vous inquiétez pas :-)

      Sinon c’est un vrai roman sans inspiration liée à mon vécu même si je pioche comme tout le monde dans quelques détails réels pour construire les personnages ou les situations. Je m’épile par exemple, vous voyez ça c’est vrai !

      Pour le « vous », nous verrons au final. Si c’est bien « fait », les lecteurs l’oublieront… Sinon…

      Enfin, pour répondre à votre dernière question (c’est bon, un homme avec un cerveau:-), j’ai commencé par créer la structure globale du roman, une grille avec les traits des personnages, décidé du début et de la fin avec l’ensemble des « temps forts » qui rythment cette aventure et j’ai également des petits carnets où je note l’ensemble de mes anecdotes.
      Pour le reste, j’écris au fil de l’eau…

      Alors est-ce que je tiens le rythme sur 280 pages ?
      J’en suis au 3/4 aujourd’hui et n’en suis pas mécontente mais c’est effectivement ma première préoccupation.

      @ bientôt et merci !
      Léa

      Répondre
  24. Elodie

    Moi, j’ai eu la chance de te lire en entier (oui, ça va faire des jaloux !)et que dire sinon un grand BRAVO ! C’est léger tout en étant spirituel, on ne s’ennuie pas une seule seconde (Philbret, je pense que Léa tient non seulement le rythme mais qu’il s’intensifie au fil du roman), c’est très très drôle (ce que je reproche souvent aux auteures de chick lit française qui ne le sont pas vraiment), c’est plein de tendresse, on attache aux personnages, et quand on le ferme, on n’a qu’une envie, lire le tome 2.
    Tu m’as fait l’honneur de me demander mon avis car mon métier c’est critiquer les livres des autres et je te donne un 9,5/10 juste pour que tu essaies d’obtenir un 10 pour le tome 2.
    Je suis certaine que tu trouveras très vite ton gentil éditeur… Sinon, c’est à ne plus rien y comprendre…

    Répondre
  25. Stéphane

    Bravo ! Mais les éditeurs ne sont pas gentils ! Et n’ont pas le sens de l’humour en général. Prépare-toi à une bataille acharnée et surtout ne perd pas le tien !

    Répondre
  26. Yano

    « Cette œuvre est protégée par une certification CLEO qui confère à son auteur une date de création certaine sur son œuvre. »

    Livre très agréable à lire, fluide, léger..Bravo.
    Autrement la certification CLEO, m’intresse.
    Pourriez vous me donner les références, ou tout autre copyright. Merci.

    Répondre
  27. Helaine

    Vraiment très, très drôle, plein d’esprit et si bien écrit ! j’ai mis ce blog en favoris, ça fait trop de bien de rire. Et j’attends impatiemment le livre entier… Bonne continuation.

    Répondre
    1. leajane

      Merci Helaine et Alexandra (et tous les autres !)

      Pour la couverture, c’est juste quelque chose de provisoire concocté avec mes petites mains :)
      Pour donner le ton et que le lecteur (ou éditeur)sache de suite qu’il ne va pas ouvrir un polar ou un roman historique…
      Pour mon livre, il faudra un peu de patience pour lire la suite. Le temps que je trouve un éditeur !
      @ bientôt
      Léa

      Répondre
  28. Annette

    Continuez comme ça ! C’est génial ! J’espère que vous trouverez très vite un éditeur pour qu’on puisse lire la suite !

    Répondre
  29. Sarah

    J’adore le ton de l’extrait de votre roman et du reste du blog. Je pense que j’aurai envie de le lire quand il sortira. C’est si rare de rire et de passer de bons moments de nos jours. Bien à vous
    Sarah

    Répondre
  30. Vally

    Cet extrait est très prometteur ! Le ton est gai et dynamique. ça change de ce qu’on lit en ce moment. Très envie de découvrir de ce qui attend Léa en vacances !!!
    Bonne chance pour votre démarche de recherche d’éditeur.

    Répondre
  31. jsmunich

    Bonjour,
    Le blog est bien ficelé et accrocheur. J’y suis arrivé par hasard via le post sur Meetic VIP, qui m’a beaucoup plus. Après quelques clics, j’arrive à ce roman sympathique. Je n’en est lu que les premières lignes et je vais devoir me remettre au travail. Je me promets de revenir. Je voudrais d’abord livrer une première impression. Comme il a déjà été écrit, la deuxième personne du pluriel n’est peut-être pas le bon choix. Que penseriez-vous d’une narration impersonnelle. Par ex :
    Dans la vie, ce qu’il y a de bien, c’est que tout a une fin…
    Plus qu’une journée de boulot et ce seront les vacances d’été ! Bien méritées, après cette année menée à un rythme d’enfer à courir après une promotion _ jamais obtenue _, mais espérée avec raison, ne serait-ce que pour avoir supporté, sans broncher, les humeurs du patron. Parlons-en, du patron. Monsieur Courtevue n’est pas en soi un homme désagréable……

    Répondre
  32. leajane

    Merci « Jsmunich » pour cet avis !
    J’avais fait un petit sondage auprès des lecteurs lors du démarrage de ce blog et le « vous » l’avait emporté haut la main :-)
    Je comprends que la deuxième personne du pluriel puisse surprendre certaines personnes au départ. Au fil des pages, on n’y pense plus (dixit les lecteurs tests)… Comme je l’ai déjà dit, j’écris naturellement à cette personne. Sans doute cela fait-il partie de mon style d’écriture, tout simplement… En tout cas, pour cette trilogie des aventures de Léa jane.
    Au plaisir de vous lire et de connaître votre avis lorsque vous aurez lu cet extrait.
    Léa

    Répondre
    1. jsmunich

      Je n’ai pas encore eu le temps de lire la suite. Je viens juste de tilter. Le style « vous » me rappelait qqc. C’est Nicole de Buron. J’espère pouvoir continuer la lecture de vote roman ce we.
      JS

      Répondre
      1. leajane

        Ah, ma Nicole !!!
        J’en parle ici
        http://roman-a-lire.com/2009/09/15/nicole-de-buron-dis-mon-coeur-ce-ne-serait-pas-un-peu-ta-faute-tout-ca/
        ou encore là
        http://roman-a-lire.com/about/

        En réalité, tout a commencé lorsque dans la vraie vie (je travaille dans le domaine éditorial), un client me demande de rédiger le contenu de son site Internet (assez girly) à la deuxième personne du pluriel. Ce n’est pas habituel, mais tout de suite, je m’y sens à l’aise. Je pars en vacances et m’attelle à l’écriture de ce roman…sans me rendre vraiment compte que je continuais à utiliser le « vous ». Voilà, vous connaissez tous mes petits secrets :-)

        Répondre
  33. Virginie

    hello,
    Ben moi aussi je l’ai déjà dit mais garde la deuxième personne, cela donne du style, Ton style et qui donne un rien plus léger et moderne au roman et à nous lecteurs l’envie de le lire.
    Je trouve que changer ton style de narration serait dénaturer ce que tu as voulu y mettre au départ en fait.
    Mais Munich, je ne dis pas ça « contre » votre commentaire. Chacun a le droit d’avoir ses préférences et son avis, l’intérêt, c’est d’échanger !

    Répondre
  34. Agnès et gilles

    Avez-vous trouvé une maison d’édition?

    Notre association est aussi éditeur. Nous proposons de vrais contrats éditoriaux…En bref, pas de frais pour l’auteur…uniquement un pourcentage sur les ventes. Si vous êtes intéressé, contactez-nous par mail

    Agnès et Gilles

    Répondre
  35. Pierre

    Bonjour,

    Notre maison d’édition tout-numérique recherche des textes de qualité. Votre extrait de roman ne m’attire pas, mais j’y devine des qualités d’écriture. Alors, autre chose? Pourquoi pas. Si vous en avez envie, faites un tour sur notre site : http://www.lettropolis.fr. Nous travaillons dans la clarté, y compris pour refuser des textes. Eh oui… nous faisons partie de ceux qui « y croient ».
    Sincères salutations.

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    1. carole

      Hum, en plus d’être de l’édition numériQUE, c’est du compte d’auteur que vous proposez sur lettropolis, NON ? Même si je n’ai pas tout compris au concept.

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    2. leajane

      @ Agnès, Gilles et pierre : merci, mais c’est désormais mon agent(e), Virginia Lopez-Ballesteros, qui gère mes petites affaires.
      @ pierre tout seul : je suis allée visiter votre site et je n’ai effectivement pas bien compris si vous proposez des contrats à compte d’auteur ou d’éditeur ?

      @ bientôt à tous !

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  36. Julien LR

    J’ai trouvé ça drôle et dynamique. Le patron me rappelle le mien… Je lirais bien la suite. Avez-vous trouvé un éditeur et quand pourrons-nous nous procurer ce livre ?
    Bonne continuation et bravo également pour votre blog. J’ai ai eu un fut un temps mais c’est vraiment beaucoup de travail…

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  37. suzanne

    Si le roman est à l’image de cet extrait et du reste du blog, j’adhère de suite ! Bravo, c’est bon de rire… qui plus est sans être méchant, ce qui est rare !

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  38. Annick

    J’adore :) Dommage j’habite le Québec et je doute de pouvoir trouver la suite de ce roman sur les tablette du Québec :( Qui sais p-e pourrais je me l’offrir en e-books s’il vient qu’à être disponible. Si tel devait être le cas prévenez moi :) Bonne Chance

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  39. Sandrine

    Belle adéquation entre le fond et la forme. J’aime beaucoup et serai ravie de le lire dès sa sortie !
    Bonne continuation. Je le découvre aujourd’hui, mais bon anniversaire également.

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  40. Edwige zigman

    Tombée sur ce blog par hasard, j’apprécie vraiment la plume ! Tant sur l’extrait que sur le blog. Bravo et persévérez, vous allez y arriver c’est sûr !
    Y a-t-il un moyen de laisser son adresse mail pour être averti de la sortie du livre ?
    Merci
    Edwige

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  41. Marc AU

    Je suis admiratif devant votre volonté et pugnacité. Je vous souhaite vraiment d’y arriver. Très beau blog, sinon !

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  42. Ines

    Wahou Léa Jane, j’adore votre blog que je viens de découvrir ! Pourquoi n’êtes-vouspas encore éditée, c’est tout ce que j’aime et que je peine à trouver parmi des comédies US mal traduites !

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  43. Melisse

    Plus de nouvelles sur le bloge depuis uh moment (le plus long silence du blog depuis que je le suis, c’est-à-dire des mois et des mois) et plus d’extrait en ligne. Ca ne sentirait pas une publication prochaine ça, madame ?

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  44. Melisse

    Plus de nouvelles sur le blog et plus d’extrait du roman. Est-ce qu’on ne nous mijoterait pas une publication prochaine ?

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  45. sam

    je suis arrivée sur ce site d’une recherche à une autre et ma fois les échnages que j’ai lu m’on bcoup intéressé et me donne envie de livre votre livre Léa, alors dites moi où je peux lire votre livre ou l’acheter?

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  46. sam

    bonne année Léa,
    j’éspère que j’aurais le plaisir très prochainement, avez vous eu du nouveau des maisons d’edts? et je voulais savoir, si c votre premier roman, comment d’autres lecteurs ont pu vous laisser leurs témoignages et soutiens? j’espère vraiment vous lire très vite.

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  47. Jean Michel RiHET - Écritoires

    Bonjour Léa,
    Le titre m’a attiré.
    Et puis au bout du clic il y a ce rideau de fer, des commentaires kilométriques le long de dates qui…datent.
    Bon courage – anyway – je traîne quelques temps encore sur Vos pages, peut être y découvrirais-je l’extrait que je cherchais.
    Amicalement,
    Jm

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  48. leajane

    Bonjour à tous !
    Vous le trouverez effectivement en librairie un jour prochain. Mais d’autres choses vont sortir avant 😉
    Je vous tiendrai de toute façon au courant.
    Je vous dois néanmoins une explication sur ce rideau de fer… Je vais faire un article à ce sujet. Sans doute le dernier article de ce blog !
    Mais pour faire court, j’ai enlevé l’extrait de mon roman, car j’ai trouvé à plusieurs reprises des morceaux de ce blog sur le blog d’autres auteurs…
    Sans me demander mon avis ni indication de la source, bien sûr ! Et ça, il n’y a rien de tel pour m’énerver!
    Voilou, vous savez tout…

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  49. Alice

    Vous ne nous donnez plus de nouvelles, Léa ! Que devient votre projet? Avez-vous trouvé un éditeur?
    En tous les cas, je vous souhaite plein de bonnes choses !
    Alice.

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  50. sofy

    Bonjour,
    je suis tombée sur votre blog par hasard et j’ai hâte de lire votre roman! où peut-t-on se le procurer? Une vente eb version e-book est-elle envisagée

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  51. Feedback Baby

    Bonjour Léa Jane, j’aurai aimé lire ce fameux premier chapitre sur Cupidon, même si j’imagine que ton roman jeunesse est également très bon. Mais au vu de tous ces commentaires laissés et positifs, je suis extrêmement intriguée… D’autant que le sujet me concerne énormément ces temps-ci et j’ai bien envie d’en rire ! Est-il possible d’y accéder ?

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